Agence de Développement et d'Encadrement des Petites et Moyennes Entreprises (ADEPME)

Stratégies d'Appui aux Petites et Moyennes Entreprises (PME)

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Lutte contre le SIDA

 

Stratégies générales des institutions publiques:

La Stratégie de Développement du Secteur Privée (SDSP)

La lettre de politique sectorielle des PME

La Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP) relative
au développement des PME

Stratégies spécifiques initiées par des programmes de développement:


 

Stratégie d'Appui au Secteur Privé 2005-2010  [top]

Contexte
Selon les études macro économiques et sectorielles effectuées au Sénégal, les indicateurs montrent que les petites et moyennes entreprises (PME) contribuent à hauteur de

- 20% au Produit Intérieur Brut;

- 30% à l’emploi dans le secteur moderne;

- 25% au chiffre d’affaires global.

Le nombre de PME immatriculées est estimé à 32 294, en 2000, selon la Direction de la Prévision et des Statistiques.  

Contraintes au développement  [top]
Les contraintes au développement des PME sont liées

  • à l’environnement juridique peu favorable

  • au financement inadapté à leurs besoins

  • leur système de gestion peu orthodoxe

  • l’insuffisance des infrastructures de soutien à leurs activités

  • la faiblesse du marché de services aux entreprises

  • l’inefficacité des structures d’appui

  • la non maîtrise des sources d’approvisionnement en matières premières

  • aux difficultés d’accès au marché

  • la vétusté des équipements

  • l’ignorance des normes de qualité.

Documents relatifs  [top]
Le rôle du secteur privé, en général, et des PME, en particulier dans la croissance économique et la réduction de la pauvreté est reconnu au Sénégal, en raison de son apport à l’économie nationale, à travers différents documents de politique économique ou sectorielle tels que: le Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP), les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), la Stratégie de Développement du Secteur Privé (SDSP), le Programme Intégré de I’ONUDI et la Stratégie de Croissance Accélérée (SCA).

Concertation au niveau sous-regional  [top]
Au plan régional, le Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique accorde une importance particulière à la promotion et au développement des PME dans le domaine d’action prioritaire de l’accès au marché. De même, l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) et la Communauté Des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) s’emploient à en faire l’un des moteurs de l’intégration économique, à travers la directive sur le financement et le développement des petites et moyennes entreprises et les Accords de Partenariat Economique (APE).
 

Stratégies  [top]
Les axes stratégiques s’articuleront autour de:

  • l’amélioration de l’environnement légal et réglementaire pour créer un cadre propice à la promotion et au développement des PME

  • l’information et la communication pour rendre accessible les données sur les PME

  • l’accès au marché par la compétitivité des entreprises et la formation des entrepreneurs;

  • la mise en place des produits financiers adaptés aux besoins des PME pour faciliter la création, le développement et la restructuration de leurs activités

  • la promotion et le développement des activités de soutien aux PME;

  • renforcement du cadre institutionnel pour le pilotage, le suivi et

  • l’évaluation des projets et programmes ainsi que l’encadrement des PME

  • programme de consolidation du Fonds national de Promotion de l’Entreprenariat Féminin pour faciliter l’accès des femmes au financement

  • programme de consolidation du Fonds d’impulsion de la Micro Finance pour le refinancement des mutuelles d’épargne et de crédit

  • Création d’une banque des PME

  • Programme de renforcement du marché des services aux entreprises

  • Montage d’un projet intégré pilote pour la transformation des fruits et légumes

  • mise en place d’un fonds d’appui à la « Cellule entreprises en difficulté»

  • programme de promotion et de développement de micros et petites entreprises rurales

  • programme de facilitation de l’accès au marché pour les femmes  

Création des structures d'appui  [top]
Aussi, il convient de noter que sur le plan institutionnel, notre pays s’est enrichi de la création d’un Ministère des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Entreprenariat Féminin et de la Micro Finance et ceci dans le but de lever les obstacles à la promotion et au développement des PME, de l’entreprenariat féminin et de la micro finance. Le département ministériel a pour mission de:

  • favoriser la création des PME et PMI notamment dans les secteurs des services, de l’industrie, de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche et des nouvelles technologies de l’information et de la communication

  • conduire les politiques de mise à niveau des PME et des PMI ainsi que de leur environnement en vue d’assurer leur intégration dans l’économie sous régionale et dans la mondialisation

  • élaborer et mettre en oeuvre des stratégies pour le développement de programme de promotion de la qualité à travers la diffusion de la culture de la qualité et de la certification au sein des PME et des PMI

  • développer les actions permettant d’aider les femmes entrepreneurs, ainsi que les femmes souhaitant créer une entreprise,

  • favoriser la formation des femmes chefs d’entreprises, notamment en matière de finances, de crédits, de comptabilité, de commerce national et international.

En rapport avec le Ministère de I’Economie et des Finances, il est chargé de:

  • veiller à l’exécution et à la gestion des lignes de crédit destinés aux femmes entrepreneurs, ainsi qu’à la formation des populations cibles;

  • veiller à la mise en place et à la gestion d’un fonds de refinancement au profit des systèmes financiers décentralisés et de l’entreprenariat féminin;

  • veiller à la promotion et au développement de la micro finance, à l’exclusion des mutuelles qui sont du ressort du Ministre chargé de la famille;

  • favoriser la participation des institutions bancaires et du système financier décentralisé (SFD) à une politique de développement de la micro finance.

Le Ministère des PME, de l’Entreprenariat Féminin et de la Micro Finance comprend trois directions

  • la Direction des Petites et Moyennes Entreprises;

  • la Direction de l’Entreprenariat Féminin;

  • la Direction de la Micro Finance.

Il assure la tutelle de l’Agence de Développement et d’Encadrement des Petites et Moyennes Entreprises (ADEPME). Dans le cadre de ses activités, le département ministériel collabore avec les partenaires suivants: - les structures d’appui telles que l’Agence nationale chargé de la Promotion de l’investissement et des Grands Travaux, le Fonds de Promotion Economique, l’Agence de Promotion et de Développement de l’Artisanat, l’Agence Sénégalaise de Normalisation, l’institut de Technologie Alimentaire, l’Agence Sénégalaise de l’innovation Technologique, les mutuelles d’épargne et de crédit; les organisations patronales et professionnelles; les partenaires au développement.

Il reste entendu que les femmes constituent une frange importante des acteurs dans le secteur des PME, d’une part, et que la micro finance pourra être une alternative au financement des PME, si elle réussit son intégration dans le secteur bancaire. La finalité de ce regroupement d’activités est de parvenir à une articulation harmonieuse de la politique de développement des petites et moyennes entreprises.  

Action envisagées
Pour rendre opérationnelle la politique sectorielle dont la durée s’étale de 2005 à 2010, les principes de mise en oeuvre seront régis par
:

Objectif stratégique 1: améliorer la visibilité des PME [top]

  • appuyer la structuration des entreprises du secteur informel

  • promouvoir la culture entrepreneuriale dans les établissements secondaires et les universités

  • élaborer un plan de communication sur les activités du Ministère des PME de l’Entreprenariat Féminin et de la Micro Finance

  • élaborer un programme de renforcement des capacités des structures et des agents du Ministère des PME, de l’Entreprenariat Féminin et de la Micro Finance

  • instituer un cadre de dialogue et de concertation avec les organisations et les réseaux de PME

  • Mise en place d’un observatoire des PME et d’un centre de documentation de référence sur les PME. [top]

 Objectif stratégique 2: améliorer la viabilité et la compétitivité des PME

  • programme national de mise à niveau des entreprises sénégalaises

  • Forum International des PME

  • programme de renforcement des capacités managériales et techniques des femmes entrepreneurs - modifier la structure de nos économies en vue de relever le défi face à la marginalisation de l’Afrique dans les échanges mondiaux et sa trop forte spécialisation dans la production de biens du secteur primaire;

  • d’exploiter et d’accroître les performances des PME pour une grande réactivité aux exigences des marchés.  [top]

Objectif stratégique 3: assurer l’attractivité de l’environnement des PME

  • élaborer et adopter une loi d’orientation pour la promotion et le développement des PME

  • programme de vulgarisation de la Charte des PME

  • Mise en place d’une cellule de suivi de la charte des PME

  • organiser une « Caravane des PME » à travers les régions et à l’étranger

  • implanter une « Maison de la PME » dans chaque région pour faciliter les procédures de création d’entreprises, favoriser l’incubation et rendre accessible l’information aux promoteurs

  • réforme du Code de la Famille en matière de succession pour promouvoir la culture de l’entreprise familiale

 


 

La lettre de politique sectorielle des PME  [top]

 

Ministère des Mines, de l'Industrie, de la Transformation alimentaire
des produits agricoles et des PME, Direction des PME

Lettre de politique sectorielle des PME au Sénégal  2010

lettre-politique-sectorielle-10-2010.pdf  700 Ko

Définition de la PME, dispositions relatives au financement des PME, fonds d'aménagement régionaux, accès aux marchés publics, rôle des collectivités locales, allègement et dispositions d'ordre fiscal, rôle des organisation patronales, plan de formation des effectifs des PME,, obligation des bénéficiaires des mesures d'aide, obligations légales et fiscales.

Les Petites et Moyennes Entreprises occupent une place importante dans le développement économique et social du Sénégal. La Charte des PME, devenue un projet de loi d’orientation, est un ensemble de règles et principes consensuels permettant aux PME de jouer pleinement leur rôle et aux autorités de fédérer le soutien à leur apporter, en matière d’organisation interne, de financement, de sous-traitance, de formation professionnelle, de fiscalité, d’accès aux marchés et aux terrains aménagés, etc.

En considération de l'environnement national, sous-régional et international, les objectifs spécifiques de la Charte des PME sont les suivants :

  • doter la PME d'un environnement favorable à son expansion ;

  • mieux prendre en compte sa spécificité et sa vulnérabilité ;

  • organiser ses relations avec les grandes entreprises, notamment au niveau de la sous-traitance et de l’accès aux marchés ;

  • développer le transfert de technologies des instituts universitaires et de recherche vers les PME ;

  • assurer à la PME un appui multiforme pour accroître sa compétitivité.

  • Une Cellule de Suivi de la Charte aura pour mission de veiller à la mise en oeuvre des mesures d’aides, de soutien et d’appui aux PME ainsi qu’au respect des engagements souscrits par les parties prenantes.

Pour assurer le succès de cette politique, les préalables suivants
sont prévus:

1/ Engagement de l’Etat à effectuer des réformes visant l’allégement et la simplification des règles juridiques, fiscales et administratives et des procédures dans les domaines d’accès au financement, aux marchés ainsi qu’à accélérer la réforme foncière en vue notamment de faciliter l’aménagement et la mise à disposition de sites ;

2/  Démarche novatrice avec les systèmes classiques d’accès au crédit bancaire en vue d’assurer le financement durable des PME à travers l’appel public à l’épargne qui permet d’élargir la base de leurs actionnaires et investisseurs ;

3/ Elaboration et mise en œuvre de la Charte des PME avec toutes les parties prenantes, sur la base des principes de concertation, de participation et de transparence. C’est pourquoi, l'Etat du Sénégal a pris l’initiative de mettre en place un cadre institutionnel et juridique de promotion des PME articulé autour de structures et de mécanismes de dialogue et de partenariat avec les opérateurs, les institutions représentatives des PME et les partenaires au développement. Les mesures de soutien reposent sur la participation effective de tous les acteurs socio-économiques dans leur formulation et l’instauration d’un climat social favorable aux investissements et au développement des entreprises.


 

La Stratégie de la Réduction de la Pauvreté (SRP)
relative au développement des PME
[top]

 

Texte final à télécharger:

République du Sénégal, Dakar 11/2006
Document de Stratégie de Réduction de la
Pauvreté (DSRP)
dsrp-final-11-06.pdf  1,4 MB

 

Recueil du DSRP (pour plus de détails télechargez le texte intégral) 

 

Le DSRP s'engage dans une Stratégie de Croissance Accélérée ce que veut dire cibler des secteurs avec un effet de croissance sur l'ensemble de l'économie.

"122.  Cette stratégie qui sera bâtie autour de « l’approche grappe », vise à assurer une forte croissance des secteurs ciblés avec un effet d’entraînement sur l’ensemble de l’économie et à renforcer la synergie intersectorielle. Il s’agira d’accélérer la croissance économique, en améliorant qualitativement la structure de la croissance pour la rendre plus efficace dans la lutte contre la pauvreté et en diversifiant les sources pour la sécuriser et la pérenniser.

123.  Pour atteindre ces objectifs, la SCA privilégie deux approches complémentaires : i) une démarche globale de promotion de l’investissement direct domestique ou étranger grâce à une amélioration constante de l’environnement des affaires afin de le rapprocher aux standards internationaux ; ii) une démarche ciblée de promotion des groupes de grappes  à haut potentiel de croissance et dont l’effet d’entraînement sur l’ensemble des autres secteurs économiques est avéré. La mise en oeuvre des mesures qui seront retenues dans la SCA devrait permettre : (i) d’augmenter la contribution encore faible des exportations à la croissance économique, (ii) de ramener, à long terme, le déficit du compte extérieur courant hors dons en dessous du seuil de 5% retenu dans le cadre de la surveillance multilatérale au sein de l’UEMOA."

Le secteurs ciblés sont:

Secteur agricole  [top]

  • "Le renforcement de la sécurité alimentaire.  La promotion de la gestion durable des terres et de l’aménagement des terroirs.  La réduction de la vulnérabilité des activités agricoles. Le développement foncier et les investissements productifs. La promotion de gestion de la qualité des produits et l’intégration des filières aux marchés. La promotion d’une bonne politique de transformation, de commercialisation et de distribution. L'intensification et la modernisation de la production agricole. L’intensification et la modernisation de l’agriculture de type familial. L’augmentation et la diversification des revenus agricoles. La promotion d’un environnement favorable au développement des filières de production agricole. Développement de sous-secteur de l'élevage et relance de la pêche."

Promotion de l'artisanat  [top]

  • "1.Toutefois, le secteur connaît des difficultés pour son plein épanouissement. Celles-ci sont, entre autres, liées à : (i) la faiblesse de l’encadrement et des infrastructures de base; (ii) aux lacunes en matière de moyens de fonctionnement et d’autofinancement, mais également de disponibilité de sites aménagés pour les artisans; (iii) l’accès aux marchés souvent difficile pour les artisans, particulièrement en matière de marchés publics; (iv) la faiblesse d’accès au crédit, due notamment au manque de confiance des banques et à l’absence de structures de financement adaptées aux besoins du secteur et (v) l’accès irrégulier à des intrants de qualité (matière première, force motrice, etc.).

    2. Les objectifs prioritaires retenus dans ce secteur et dont la réalisation contribuerait de façon conséquente à l'accroissement des revenus des acteurs et par effets induits à la réduction de la pauvreté dans son ensemble visent essentiellement à : (i) moderniser les circuits de production et de commercialisation, (ii) améliorer le système de financement du secteur, (iii) améliorer le système de formation, d’apprentissage et de perfectionnement, (iv) adapter le cadre institutionnel législatif et réglementaire, (v) renforcer l’organisation des acteurs de l’artisanat ; et (vi) informer et sensibiliser les acteurs.

    3. Pour atteindre ces objectifs, des mesures seront prises pour : (i) l’amélioration de la qualité des produits pour une bonne commercialisation, (ii) la consolidation des structures de financement décentralisées, (iii) la promotion d’un partenariat entre les organisations professionnelles, l'État et les partenaires financiers, (iv) l’actualisation des lois et règlements, et (v) la promotion de la force motrice dans les activités productives en milieu rural."

Densification du tissu industriel et développement des PME/PMI  [top]

  • 151.  La mise à niveau du secteur industriel devrait permettre de (i) renforcer davantage la productivité, avec notamment la réduction des coûts de production ; (ii) développer les exportations par l’offre de produits industriels compétitifs et à haute valeur ajoutée, suffisamment importante ; et (iii) améliorer la capacité industrielle à travers une recherche appliquée dynamique et un encouragement à l’innovation technologique. En outre, les efforts de restructuration de l’appareil de production seront poursuivis grâce à la disponibilité d’un réseau d’infrastructures (parcs industriels, voies de communication, etc.) et aux activités de soutien (dispositif de sauvetage des entreprises en difficulté, sous-traitance, appui-conseil, facilitations diverses, etc.).

    152.  Le développement industriel endogène impose une dynamique interne de valorisation optimale des ressources nationales et une intégration de l’industrie locale. Il s’agit de développer une capacité industrielle interne de transformation des ressources agricoles, pastorales, halieutiques et minières pour doper la croissance sur l’étendue du territoire national et rompre avec la concentration des activités industrielles dans la région de Dakar. Pour ce faire, il faudra (i) développer des Pôles régionaux de Développement autour des industries structurantes en encourageant la synergie active des centres de recherche et de formation et les entreprises de sous-traitance ; (ii) créer des pôles d’aménagement immatériel autour des centres industriels avérés en mettant en synergie les entreprises et les producteurs de connaissances et  (iii) insérer progressivement le secteur informel dans l’économie moderne. À cet effet, le Gouvernement a initié, après l’éligibilité du Sénégal au MCA, la mise en place de la plate- forme de Diamniadio dont l’objet est de constituer les bases logistiques de soutien à l’accélération de la croissance. 

    153. Pour appuyer et accompagner les PME/PMI dans leur développement, il s’agira surtout de : (i) institutionnaliser des guichets d’aide à l’investissement et appuyer  l’implantation par le biais d’un système de financement décentralisé et renforcé ; (ii) mettre en place un système de financement adapté aux besoins de la PME ;  (iii)  favoriser un développement industriel endogène en milieu rural grâce à la fourniture d’une force motrice en milieu rural ;  (iv) stimuler l’initiative entreprenariale en appuyant en particulier le renforcement des capacités des femmes; (v) organiser et faciliter l’accès aux services de conseil; (vi) mettre en place une coordination du système global d’appui; (vii) créer un environnement favorable au développement des entreprises et (viii) assurer la coordination de l’appui international direct à l’entreprise.  

Le commerce  [top]

  • 158.  Le commerce constitue le principal domaine d’intervention du secteur informel et le principal pourvoyeur d’emplois en milieu urbain, en particulier pour les femmes et les jeunes. En vue de sa promotion, le Gouvernement, après avoir élaboré la Stratégie de Développement et de promotion des exportations sénégalaises (STRADEX), a fait procéder à un diagnostic de l’intégration internationale du Sénégal dans le cadre du programme du « cadre intégré d’assistance technique lié au commerce » . En outre, une Lettre de Politique sectorielle a été initiée en vue de jeter les bases à long terme d’un développement du commerce. Ces initiatives visent la définition d’une stratégie cohérente de promotion des exportations, la gestion rationnelle du marché intérieur sénégalais et la mise en œuvre de divers programmes de renforcement des capacités.

  • 159.  Pour ce faire, il s’agira :(i) d’augmenter l’offre des biens et services exportables, (ii) d’améliorer l’accès aux marchés, (iii) d’approfondir l’intégration régionale au sein de l’UÉMOA, de la CÉDÉAO et de l’Union africaine, (iv) de mettre sur pied un dispositif d’appui aux exportateurs rationalisé et simplifié et (v) de contribuer au développement de la concurrence et à l’amélioration des circuits de distribution sur toute l’étendue du territoire.

  • 160.  La stratégie vise également la promotion des exportations, notamment non traditionnelles, qui contribuera à la réalisation d’une croissance soutenue avec une balance des paiements viable dans une économie moins vulnérable aux fluctuations des prix des produits primaires. Cette promotion des exportations doit être portée par une politique effective de diversification, un culte de la qualité, une bonne maîtrise des avantages et contraintes des accords internationaux par le secteur privé et les structures d’appui ainsi qu’un suivi prospectif de l’évolution de la demande mondiale.  

 


Stratégies d'appui aux PME spécifiques
initiées par des programmes de développement:

 

L'Approche participative des Cycles de 6 Mois de Services d'Appui aux Entreprises (Business Development Services - BDS) [top]

L'Approche de cycles de BDS de six mois est la suivante:

Les conseillers de proximité procèdent à des interviews avec des entreprises sélectionnées pendant un mois. Ils identifient leurs problèmes majeurs et discutent des solutions. Ils élaborent un tableau d'analyse de situation et un plan d'action de cinq mois.

 

Situation des entreprises sélectionnées
Nom / Activité
Place / Equipement
Produits / services Fournisseurs Ventes Clients Marketing Personnel
Gestion, Compatbilité
Estimation des coûts par mois Problèmes identifiés par le propriétaire et ses propositions de solution
Entreprise 1          
Entreprise 2          

 

Plan d'actions de 5 mois
Nom / Activité Problèmes identifiés
par le propriétaire
lui-même

Propositions d'actions

Initiative propre de l'entrepreneur Support complémentaire
du conseiller et d'autres prestateurs de services
Entreprise 1      
Entreprise 2..      

 

Dans les cinq mois qui suivent, les conseillers de proximité doivent mener des activités pour la résolution des problèmes identifiés. 80% de leur travail ne consiste pas à resoudre les problèmes par eux-mêmes, mais de faire des contacts et liens aux prestateurs de services capables de contribuer à la résolution des problèmes. Exemples: Contacter l'administration pour obtention de terrain, contacter les impôts en cas de problèmes d'impôts, les mettre en contact avec l'APIX pour promotion des exportations et la participation aux foires, contacter un centre de formation technique en cas de problèmes techniques et besoins en formation complémentaire etc...

Après six mois on aura des résultats concrets et des rapports semestriels des conseillers de proximité. Ensuite le deuxième cycle reprend avec d'autres 15 entreprises pour chacun des conseillers de proximité.

Exemple: 8 conseillers de 4 organisations patronales x 15 entreprises = 120 entreprises x 2 cycles par an = 240 entreprises supportés par an. Après un premier cycle pilote, les activités pourraient être extendues avec plus de conseillers de proximité.

Approche expérimentée et évaluée au Mali, Niger, en Tunisie et en Ethiopie.

Ethiopie: 500 conseillers de proximité, employés des municipalités, des ONGs et des structures d'appui ont accompagné plus de 9.000 entreprises par an.

Plus de détails, avec des exemples du Sénégal, de la Tunisie, Ethiopie et du Yemen et des tableau de situation et plans d'actions remplis voir

 

D. Gagel
L'approche des cycles de 6 mois de services d'appui aux entreprises
(6-month BDS cycle approach) approche-services-dappui-aux-pme.ppt  300 Ko
version Word: approche-services-dappui.doc  500 Ko

D. Gagel, Dakar 7/2007
Rapport de la première formation de conseillers de services d'appui
aux entreprises (Business Development Services-BDS) à Dakar
rapport-cours-de-formation-conseillers-bds-6-07.pdf 2,3 Mo

Guide de Services d'Appui aux Entreprises (stratégie BDS)
à télécharger bds-senegal.doc 1,6 Mo
et les études de cas de succès appui-succes-depliant.doc 180 Ko.

Exemples d'appui aux moyennes et grandes entreprises
appui-aux-moyennes-et-grandes-entreprises .doc 281 Ko

Domaines d'intervention des conseillers de proximité (facilitateurs BDS)
interventions-conseiller-proximite.doc

 

 

 Appui aux Entreprises:
Services d'appui en action
Création d'entreprise
Formation d'entrepreneurs
Guides d'entrepreneurs
Enregistrement d'entreprise
Elaborer un plan d'affaires
Outils de gestion
Gestion des marchés
Guide des appels d'offre
Importation-Exportation
E-Commerce à l'Internet
Foires et expositions
Fournisseurs d'équipement
Recherche de financements
Taxes, impôts et douanes
Appui aux associations professionnelles
Guide des Investissments
Normalisation et qualité

Statistiques du Site


www.senegal-entreprises.net/sunu-info

Cyber Café

 

 


 

Stratégie du Développement Economique Local (DEL)  [top]

Objectifs du DEL
La stratégie de Développement Economique Local (DEL) a pour objectif de stimuler l'économie locale et régionale pour renforcer la compétetivité et la capacité d'emploi des entreprises sur place. Pour cela, les activités du DEL créent des opportunités d'échange d'expériences entre la communauté des entrepreneurs et leurs associations professionnelles d'un côté et l'administration et les structures d'appui locales de l'autre côté. Des contraintes du développement de l'économie locale sont identifiées et discutées afin de trouver des solutions en commun accord.

Initiative avec la ville de Pikine
Un telle initiative est actuellement engagée par le Programme Promotion de l'Emploi des Jeunes en Milieu Urbain (PEJU) de la coopération allemande en collaboration avec la ville de Pikine. Des réunions avec l'administration locale et les entrepreneurs de la place ont eu lieu. Des contraintes et des possibilités de solutions ont été discutées:

Un certain nombre de contraintes liées au Climat des Affaires à Pikine sont ressorties, qu’il est possible de regrouper au sein des deux thèmes suivants :

  • Environnement réglementaire local

    • Procédures administratives lourdes et lentes,

    • o Méconnaissance des dispositions sur la fiscalité locale,

    • Coût élevé de la fiscalité,

    • Information insuffisante sur les marchés publics communaux,

    • Accès difficile au foncier et insécurité foncière pour les entreprises,

    • Mobilité urbaine déficiente.

  • Fourniture de services aux entreprises

    • Absence d’informations économiques sur les entreprises existantes et les créneaux porteurs,

    • Inadéquation de la formation des jeunes par rapport à l’emploi,

    • Absence d’opportunités liées aux marchés publics communaux pour les M-PME locales,

    • Structures d’appui déficientes (en matière d’encadrement, d’information et de financement),

    • Absence de guichet unique pour la formalisation des micro-entreprises,

    • Absence de politique marketing,

    • Déficit d’infrastructures économiques et d’accès à la technologie pour les entreprises locales.

S’agissant des acteurs qui peuvent contribuer à résoudre ces problèmes, il est intéressant de constater que les participants ont conçu que l’ensemble des acteurs jouent potentiellement un rôle important dans l’amélioration du climat des affaires, à la différence de la cartographie des acteurs, qui avait fait ressortir un nombre très limité d’acteurs, essentiellement issus du secteur public.

Actions à entreprendre
Les participants ont ensuite établi des priorités, en vue de dégager les domaines de collaboration les plus prometteurs. Trois principaux domaines de collaboration ont ainsi emergé :

  • l’appui à la formation/qualification des jeunes: afin d’assurer une meilleure adéquation de la formation des jeunes par rapport aux possibilités d’emplois, d’appuyer la formation des apprentis et de faciliter l’embauche des jeunes au sein des entreprises locales.

  • les marchés publics communaux: afin d’acquérir une meilleure connaissance des procédures administratives liées aux marchés publics de la Ville de Pikine et de faciliter l’accès des entreprises locales à ces marchés par une information régulière sur les appels d’offres en cours.

  • la fiscalité locale: il s’agit du domaine de collaboration autour duquel les bénéfices réciproques d’une collaboration plus étroite sont apparus très nettement: pour la Ville de Pikine, il s’agirait ainsi d’améliorer ses capacités financières, à travers une amélioration du système de recouvrement et de l’assiette fiscale; pour les entreprises locales, elles pourraient alors opérer dans un environnement réglementaire fiscal plus stable et prévisible et négocier des allégements fiscaux (sur les taxes d’urbanisme et publicitaires) et des incitations financières.

plus de détails sur la Stratégie du Développement
Economique Local (DEL) voire
Bibliothèque             
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Approche "Nucleus" d'initiation de réseaux d'entrepreneurs

"Nucleus" qu'est-ce que c'est? Entrepreneurs, p.ex. d'un métier tel que menuisiers ou entrepreneurs d'une localité, se rencontrent régulièrement et forment un petit réseau d'échange d'expériences. Ils discutent leurs problèmes et des possibilités de solution. Un facilitateur ou modérateur les assiste pour le bon déroulement.

Le concept de Nucléus est basé sur le besoin création d’une synergie entre différents membres d’un même groupe fin de stimuler le développement des entreprises membres et partant le développement endogène du secteur. Le Nucléus est avant un groupement de professionnels  d’un même secteur ou ayant les mêmes intérêts/problèmes.

Cette approche a été initialement mise en pratique au Brésil en 1991 dans le cadre de la coopération entre la Chambre des Métiers et Petites Industries de Munich et Haute Bavière et trois associations de commerce et d’industries de Joinville, Brusque et Blumeas à travers un projet de la GTZ d’appui aux Petites et Moyennes Entreprises (PME). Le programme avait touché entre 1991 et 2004 plus de 100 domaines d’activités, impliqué plus de 43.000 participants et permis la création de 3.200 Nuclei. D’autres pays Latino Américains ont répliqué le model et l’ont implémenté avec des résultats encourageants. Le projet a démarré au Sri Lanka en 2002 et touche actuellement 1.100 PME à travers 65 Nuclei. (www.nucleussl.com).

Définition
Le Nucléus est un cercle d’entrepreneurs  à l’intérieur d’une Chambre des Métiers, Chambre de Commerce ou d’une association professionnelle, modéré et  assisté par un conseiller ou facilitateur, employé de la Chambre.

Le nucléus peut être vertical ou horizontal. Le Nucléus vertical regroupe des entrepreneurs d’un secteur ou sous-secteur (exemple pêche, menuiserie, Bâtiments et Travaux Publics (BTP) etc.). Le Nucléus horizontal regroupe des membres qui évoluent dans différents domaines d’activités, mais ont des intérêts ou problèmes communs (exemple les femmes entrepreneurs, jeunes entrepreneurs, les exportateurs etc.).

Objectifs
Le nucleus vise deux objectifs: la mobilisation de PME et la stimulation de la demande en développement organisationnel des entreprises membres de Chambres des Métiers, Chambres de Commerce et associations professionnelles. Au sein des Nuclei, les membres apprendre à identifier les problèmes du secteur et à trouver des solutions. Ainsi, le Nucléus cherche à renforcer les capacités des membres pour les rendre plus confiants et les inciter à s’impliquer dans la résolution des problèmes de l’entreprise et partant les problème de l’environnement des entreprises en général.

 

Instruments appliqués

  • Socialisation des membres : organisation de sorties et d’excursions ou autres activités de du groupe pour créer un climat de confiance entre les membres.

  • Création de réseaux pour les épouses des entrepreneurs qui travaillent avec leurs époux dans l’entreprise.

  • Introduction de méthodes participatives de formation, travail en groupe et échange de bonnes pratiques.

  • Offre de services de conseils au sein des ateliers et non au dans des salles de réunion.

  • Promotion de la formation continue et de la formation pratique des entrepreneurs et de leur staff.

pour plus de détails voir les présentations et manuels "Nucleus"
dans la Bibliothèque avec des documents à télécharger

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Agence de Développement et d'Encadrement des Petites et Moyennes Entreprises (ADEPME) en collaboration avec le Programme sénégalo-allemand d’Appui à la Compétitivité et à la Croissance des PME et à la Performance du Secteur de la Micro-Finance (PACC-PME/PMF)

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